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 (treat you better)

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Alicja Zeleski

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MessageSujet: (treat you better)   Mar 11 Avr - 21:51

Zeleski,
Alicja
Âge : Trente deux ans
Situation familiale : Célibataire ; Alicja est un coeur solitaire bien difficile à mettre en cage.
Pourtant, elle a longtemps été éprise d'un homme, d'une figure. Mais c'était avant qu'il ne la blesse. Maman ; ou s'en rapprochant, du moins. C'est qu'en prenant Luca avec elle, Alicja s'est vue attribué un autre rôle, qu'elle ne pensait jamais endosser.

Métier : Agent fédéral, malgré son caractère de cochon et ses paroles acerbes
Caractère

« Rika, chérie, arête de gigoter veux-tu ? Je n’arriverai jamais à soigner ton égratignure si ne cesses pas de te débattre ! » Mais l’enfant ne l’écoutait déjà plus. Elle esquissa un mouvement brusque, releva son coude qui alla se planter dans les côtes de Wilma Tess Dabrowski tandis que son pied venait s’écraser violemment sur celui de la jeune femme. Celle-ci lâcha l’enfant sous le choc et la gamine en profita pour s’esquiver des griffes de sa mère et du coton d’alcool qui devait désinfecter sa plaie. Elle avait deux ans et demi, bientôt trois et souffrait d’hyperactivité. Elle ne tenait tout bonnement pas en place. Il était impossible pour elle de rester assise sur une chaise des heures durant ou de rester concentrée sur une même activité plus de dix minutes. Même si cette activité la passionnait, au plus grand damne de ses parents, d’ailleurs. Ils étaient constamment contraints de lui courir après pour lui enfiler son tee-shirt, ou la panser. Mais l’enfant avait la vélocité d’un animal sauvage. Elle leur glissait entre les doigts, leur échappait à la moindre occasion. Parfois, elle se faisait violente pour parvenir à ses fins ce qui valait alors une bonne claque pour la remettre dans le droit chemin et un emprisonnement dans sa chambre pendant une heure. Pourtant, en temps normal, Alicja était le portrait même de la gentillesse et de la douceur. Mais il y avait cette flamme, au fond de son être, qui la faisait agir par pulsion dès qu’on lui demandait de rester calme. Très capricieuse, il lui arrivait de taper du pied lorsque ses parents insistaient et la tenait fermement par le bras pour qu’elle ne leur échappe pas.

« Miss Zeleski, ce n’est pas parce que vous avez des résultats admirables que cela vous permet de divertir la classe. » Sourire moqueur sur le bout des lèvres, Alicja se tourna vers le professeur de littérature et leva les mains en signe d’innocence. Treize ans, l’âge ingrat dit-on. C’était probablement vrai pour la jeune fille qui avait bien changé sur beaucoup de points. Déjà physiquement, mais aussi mentalement. Elle avait appris à être un peu plus calme, à rester assise lorsque la situation le lui demandait. Mais elle avait aussi appris à mentir pour se protéger, à ruser. Elle avait développé un esprit tactique – un esprit qui était apparu depuis qu’elle avait connu Edward, étrangement – pour mieux pouvoir mentir et manipuler les autres. Elle s’était aperçue qu’elle était intelligente ; pas assez pour en devenir prétentieuse, mais assez pour se rendre compte du manque de culture des autres. C’était sans doute pour cela qu’elle était plutôt du genre solitaire. Ce n’était pas qu’elle était très fermée d’esprit – bien qu’elle avouait ne pas être très ouverte sur le monde et sur les personnes qui l’entouraient lorsqu’elle les jugeait trop simples – juste qu’elle préférait rester avec Edward qui lui apprenait sans cesse des choses de la vie. Elle aimait apprendre et il était la seule personne qui semblait être capable d’assouvir sa curiosité insatiable.

« Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi Zeleski ?! » La jeune femme grogna, découvrant ses dents tel un chien enragé, pour toute réponse. Elle venait d’abattre son poing sur le nez d’un de ses collègues serveur qui venait de lui caresser le bras par inadvertance. Le coup était parti avant même qu’elle n’ait eu le temps de l’anticiper. L’impulsitivité dont elle faisait preuve lui valait souvent des remarques désobligeantes de la part de ceux qui l’entouraient mais c’était vraiment ce qui lui importait le moins. Elle avait vingt-ans et dormait peu. A vrai dire, elle se demandait si elle n’était pas devenue insomniaque. Même lorsque la fatigue l’accablait, elle ne parvenait pas à trouver le sommeil ce qui était assez dérangeant. Elle n’était déjà pas d’une nature patiente mais avec le manque de sommeil elle se montrait violente et agressive envers quiconque l’approchait. Si l’on rajoutait à cela le départ soudain d’Edward, dire que la jeune femme était sur les nerfs était un véritablement euphémisme. A côté de cela, elle était plus déterminée que jamais à continuer ses cours de criminologie dans l’espoir de devenir agent fédérale. Et ce, bien qu’elle ait acquise la nationalité américaine il y avait encore peu de temps.

« Il paraît qu’elle s’appelle Alicja Zeleski. Drôle de nom. D’après ce que j’ai entendu dire elle aurait abattu un homme de sang-froid dès sa première mission, vous y croyez, vous ? On ne dirait pas, pourtant. Elle ressemble tant à une petite fille… » Mais il ne faut jamais se fier aux apparences. Les rumeurs étaient toutes fausses. Elles l’avaient toujours étés, de toute façon, sinon ce n’étaient plus des rumeurs. Et Alicja ne leur accordait aucune attention. Très instinctive, elle se fiait toujours à son avis plus qu’à celui des autres. De toute façon, elle ne demandait jamais leur avis aux autres ; c’était d’ailleurs pour cela que, bien souvent, lorsque quelqu’un n’aimait pas quelque chose, elle, elle l’adorait. Un besoin d’être en désaccord avec les autres comme elle l’avait si souvent été avec Edward. C’était une habitude et comme elle n’avait plus réellement l’occasion de voir son ami d’enfance, elle se rattrapait avec le monde. Même si le monde ne valait pas Edward. Elle se savait étrange, aux yeux des autres, et elle en profitait sans s’en cacher. Elle avait construit une barrière de mystère tout autour d’elle ; dès qu’une personne avait la prétention d’affirmer la connaître elle changeait du tout au tout, voulant lui prouver le contraire. Peut-être ne prenait-elle pas la vie assez au sérieux ? Peut-être que, pour elle, la vie n’était qu’un jeu ? Oh, peu importe. Du moment qu’elle restait maîtresse d’elle-même tout lui convenait. Elle passait du rire aux larmes, de la frustration à l’émerveillement. Elle jouait un rôle constant. Dès qu’une situation devenait trop délicate, sérieuse ou trop personnelle, elle revêtait son meilleur costume et allait sur scène. Mystérieuse, énigmatique, soupçonneuse et méfiante, elle l’était. Peut-être même trop. Mais elle avait été trop souvent blessée par son entourage proche. Il était hors de question pour elle de revivre une telle situation.

Physique

« Elle sait attirer l’attention » ─ PHINEAS MCKAIN, ancien camarade de classe d’arithmétique d’Alicja L. Zeleski.
Et c’était un euphémisme. Elle n’était pourtant pas de ceux qui aimaient être le centre d’attention mais elle savait attirer les regards lorsqu’elle le voulait. Surtout à l’époque du secondaire. Ses cheveux, alors brun clair, et ses yeux entre le bleu royal et le gris anthracite étaient ses plus précieux atouts. Parce qu’elle n’avait jamais été très gâtée par Dame Nature et sa poitrine n’allait pas dans les excès. A cette époque, on la surnommait d’ailleurs la planche à repasser. Mais, malgré cela, Alicja avait ce don pour transformer ces quelques insuffisances en merveilleuses qualités. Ainsi, les garçons gardaient les yeux rivés sur elle. Mais attention ; uniquement lorsqu’elle le souhaitait. Et ça, qu’elle ait un sweat ou un top. Qu’elle soit en robe ou en survêtement.

« Vous connaissez cet acteur qui se déguise pour tous ses rôles ? Eh bien Alicja est son équivalent féminin. Joanna Depp, en quelque sorte… Elle peut se glisser dans n’importe quelle tenue sans que cela se voit. » ─ PATRICIA D. CEIRRA, professeur de théâtre et examinatrice d’entrée au FBI.
Elle se fondait dans la masse. Partout où elle allait. Elle avait cette étonnante capacité à changer d’apparence du tout au tout ; en une semaine, il lui arrivait de changer de couleur de cheveux à maintes reprises : passant du roux au brun, puis du brun au roux avant de devenir blonde. Le pire était sans doute que chacune de ses couleurs lui allait à ravir. Et personne ne la reconnaissait jamais. Elle n’avait pas de style particulier, pas de bijoux porte-bonheur ou de babioles familiales avec un passé glorieux. Elle se fondait dans la foule dans une rue quelconque d’une ville quelconque ; elle passait inaperçue lors d’un concert d’AC/DC ; personne n’était perturbé si elle prenait soudainement un style gothique, pas plus qu’on ne s’étonnait quand elle sortait une carte d’étudiante aux ambitions floues et incertaines. Grande adepte de déguisement, son appartement était meublé par diverses malles contenant tous les accessoires possibles et imaginables ; lentilles, chapeaux, lunettes, faux tatouages ou fausses cicatrices. Les lois du maquillage n’avaient plus aucun secret pour elle.

« Honnêtement ? Je me suis toujours demandé ce que Zeleski foutait au FBI ; il n’y a pas de place pour les pom-pom girls ici. » ─ ADRIAN HOOK, collègue d’Alicja L. Zeleski.
Il était vrai qu’avec son petit mètre cinquante-sept et ses soixante-quatre kilos toute mouillée, Alicja était loin du stéréotype de l’agent fédéral américaine. Ce qui lui convenait parfaitement, d’ailleurs ; cela lui évitait d’éveiller les soupçons lors de ses infiltrations. Mais les incessantes brimades de ses collègues quant à sa taille la blessaient bien plus qu’elle ne voulait l’avouer. Fort heureusement, les apparences sont bien souvent trompeuses ; depuis qu’elle l’avait entendu dire dans une des séries télévisées qu’elle suivait avidement, Alicja aimait se définir comme étant « petite mais coriace. » Son corps, qui n’était, en soi, pas trop vilain, avait appris à se muscler finement au fil des exercices qu’il subissait et ne craignait donc plus ses joggings quotidiens, ni ses séances d’entraînements intensives. Elle aimait son corps et elle en prenait soin ; c’était d’ailleurs ce qui lui valait le surnom de Pom-pom girl parmi ses pairs.


Histoire

« Alicja ? La fille de Wilma et Hassan ? Oui, je me souviens d’elle. Ils habitaient au bout du quartier. Oh, c’était une belle histoire que la sienne. Je connaissais ses parents depuis quelques années ; je les avais rencontrés lors d’une soirée mondaine et j’avais su gagner leur sympathie. Des gens charmants si vous voulez mon avis, mais ils étaient connus pour être des marginaux. Je ne sais plus trop de quel milieu Wilma était originaire, mais il me semble qu’elle était polonaise de naissance. Mais sans doute pas l’héritière d’une longue lignée. Lui, par contre, était un artiste bohème. En réalité, on aurait presque pu croire qu’il sortait tout droit d’un roman d’Emile Zola. Cela ne faisait aucun doute qu’il était très doué ; il peignait d’ailleurs admirablement bien mais il n’avait pas connu le succès espéré en Norvège… Alors il a migré en Pologne. Les premières années, il s’est de nouveau heurté à un mur lorsqu’il voulait exposer ses tableaux… Je lui ai souvent proposé de lui en acheter quelques uns, mais il refusait catégoriquement à chaque fois. De toute façon, Wilma et son petit travail de caissière semblait subvenir à leurs besoins. Et puis il y a eu cette grossesse. Je ne sais pas si elle était désirée – mais je ne pense pas. Hassan a alors monté une entreprise d’import-export qui a étonnamment bien fonctionné. Maintenant que j’y repense, je crois me souvenir que sa famille avait plusieurs entreprises en Norvège, déjà. Cette réussite professionnelle leur a permis de vivre dans de meilleures conditions et d’élever leur fille. Elle est née en décembre il me semble. Un jour où il a sacrément neigé, d’ailleurs ! Ils formaient une parfaite petite famille. Alicja avait déjà un sacré caractère. Elle courrait toujours de partout depuis qu’elle savait se tenir sur ses jambes. Une vraie petite pile électrique ! Mais qu’est-ce qu’elle était mignonne, un ange. (…) Et puis un jour on les a moins vus. Ni Hassan, ni Wilma. Je crois qu’elle était malade – je n’ai appris que bien plus tard qu’elle était atteinte de la maladie de Creutzfeldt-Jakob – et cela les a anéanti. Hassan a demandé le divorce, ne supportant pas de voir son épouse dans un tel état et a fait placer Wilma dans un centre où on s’occuperait bien d’elle. Un an plus tard, Alicja et son père déménageaient je-ne-sais-où… C’est plutôt triste non ? Mais je trouve cela tellement beau… »
─ AGNIESZKA JEDRYCH, ancienne voisine des Zeleski (retraîtée).

« Zeleski ? C’était pas le genre de fille avec qui j’aimais traîner. A vrai dire, personne n’aimerait traîner avec elle, à part c’timbré d’O’Callaghan. Elle était vraiment… Space comme fille. Mais pas vraiment dans le bon sens. Y a des spaces cool… Et y a les autres. Bah elle, elle faisait plus partie de la deuxième catégorie. D’jà, elle avait c’t’accent étrange d’Europe. Je crois qu’elle a débarqué au Canada quand elle avait quatre ans, par-là. On était dans la même école. Elle était toujours toute seule, dans son coin, à jouer avec ses poupées. Et puis O’Callaghan est allé la voir et ils ne se sont plus lâchés d’une semelle après ça. Mais vraiment plus, hein ! Alors au départ, on s’en foutait, on était tous un peu des gosses, vous comprenez. Puis quand on a eu vers douze ans, ça semblait vraiment bizarre. Ils étaient toujours fourré l’un avec l’autre. Y en a qui disaient qu’ils étaient demi-frère et sœur, d’autres qu’ils avaient fait des choses ensembles. Perso, je ne sais plus vraiment ce que je pensais… Sans doute qu’ils étaient deux attardés. Enfin bref. Y avait pas mal de rumeurs sur Zeleski. Faut dire qu’elle savait faire parler d’elle, hein. (…) Il paraîtrait même que sa mère était folle à liée et que son père l’a fait enfermé. Pour ça qu’ils ont débarqué ici. Zeleski fille a eu un problème, je crois que les médecins appellent ça un déficit des hormones de croissance, un truc du genre quoi. En gros, elle est très petite. Ca n’a pas toujours été facile en cours à cause de ça. Enfin, vous connaissez l’intelligence des adolescents, j’suppose, non ? (…) Y avait une fille, Elena Di Meglia qui vivait pas loin de chez Zeleski. Elle nous racontait que son père faisait la tournée des bars tous les soirs et qu’il battait sa fille. Zeleski niait tout. Moi je crois que c’était pour attirer l’attention qu’elle faisait croire que rien n’était vrai. Tss. Une vraie garce cette fille-là. Un jour, je me suis proposé pour l’accompagné au bal de promo. Elle m’a balancé son poing dans la figure et le soir-même, O’Callaghan me menaçait. J’vous dis, y avait un truc louche entre les deux… »
─ JEFFREY HENDERSEN, ancien camarade de classe d’Alicja Zeleski (étudiant en médecine).

« Hm. Ce dossier remonte à plusieurs années maintenant, vous savez… Pourquoi tenez-vous tant à le voir ? Ha ! Le voilà, le petit malin s’était glissé entre le X et le Y. Encore un bleu qui a dû se tromper. Ah, je vous jure ! Ces nouveaux ne sont plus ce qu’ils étaient avant. Enfin… Ca date de deux mille un. Quelques jours après les tours jumelles, d’ailleurs. C’est sûrement pour ça que l’accident est passé inaperçu. Oui parce qu’il était clair, à l’époque – bien que mon opinion à ce sujet n’a guère changé aujourd’hui – qu’il s’agissait d’un accident et de rien d’autre. Les incendies criminels sont rares ici, vous savez. Et personne n’avait de raison apparente de vouloir brûler Hassan Zeleski chez lui… Je me souviendrai toujours de cette affaire. La plus courte de toute ma carrière. En une semaine elle était bouclée, ce qui n’était pas au goût de la fille du défunt. Ali… Ali… Ali quelque chose il me semble qu’elle s’appelle. Nous étions sur place bien avant qu’elle n’arrive. Elle était avec un ami, un certain O’Callawan. Ou O’Sullivan. Enfin, quelque chose dans le genre, quoi. (…) Elle a été anéantie. A peine avait-elle vu le feu qu’elle accusait son ami d’être l’incendiaire. Elle hurlait. On aurait dit une possédée. Nous avons, bien sûr, fait des recherches, mais rien de concluant. Le jeune homme n’était pas suspecté de quoique ce soit, à part être amoureux d’elle, sans aucun doute. D’ailleurs, bon nombre de leur entourage déclarait les trouver proches mais ils n’avaient jamais aucun contact physique. Ils ne se touchaient pas. Jamais d’après les témoignages. Mais cette nuit-là, après qu’elle l’ait rué de coup, il lui a tenu la main. Toute la nuit et même tout le matin. Enfin. Elle avait presque dix-huit ans mais on a quand même cherché à la placer dans une famille d’accueil. Mais son ami s’est occupé de tout. Un bon petit gars. Vraiment. Surtout qu’en cherchant dans le passé des Zeleski, on a vite vu que la gamine était pleine aux as. Son père avait toute une fortune qu’il lui léguait mais sur lequel elle n’avait aucun droit avant le jour de ses dix-huit ans. Et puis sa mère était en Pologne, malade. Alors on ne pouvait pas la renvoyer là-bas… (…) Finalement, ils ont tout simplement disparu du jour au lendemain. Je pense que son ami, le beau gosse, y est pour quelque chose. Elle, elle semblait bien trop perturbée pour prendre la moindre décision. Depuis, plus aucune nouvelle d’eux… M’enfin. C’est la vie, hein. »
─ EMILIEN A. ALBERTFORD, lieutenant de la brigade anticriminelle de Waterloo (capitaine de la brigade anticriminelle).

« Zeleski… Zeleski… Ha ouais ! La minus, là ? Ouais, je m’en souviens assez. Enfin, je me souviens surtout de sa magnifique Honda CB350. Un vrai bijou qu’elle conduit. Elle doit être friquée parce que ce n’est pas la moto la plus accessible. Et puis avec toutes les amendes pour excès de vitesse qu’elle se prend… Enfin. Je me souviens quand elle étudiait encore la criminologie, elle venait souvent s’asseoir au Bureau. Parfois, elle restait la journée entière, comme ça. D’autres, elle venait et nous posait un millier de questions en l’espace de quelques secondes. Elle voulait passer l’examen. Alors je l’ai un peu guidé. Une fille gentille, mais un peu bizarre. Parfois, elle s’énervait toute seule. Mais je dois bien reconnaître qu’elle s’entraînait très dur. Les poches sous ses yeux étaient immenses certains jours, pour dire ! Au final, je crois qu’elle ne l’a pas eu du premier coup… C’est plutôt dommage parce qu’elle le méritait mais bon. Je ne suis pas examinateur. (…) Ses premières enquêtes ont été réussies, dans l’ensemble. On ne lui accordera sans doute pas le prix de Meilleur Agent de l’année, ni même du siècle, mais elle a de bonnes ressources. Et puis elle est pleine de surprise, ce qui est toujours un plus dans notre métier… Elle a toujours un contact. Peu importe le domaine, ce qui est bien utile, en toute honnêteté. (…) Mais… J’ai parfois l’impression qu’elle n’est pas à fond dans son travail. Enfin, c’est une façon de parler, mais… En fait, il y a eu une enquête un peu louche. Deux victimes, tuées à trois mois d’intervalle. Un mode opératoire des plus simples, aucun lien entre les victimes rien… On n’avait aucune piste. Et puis un jour, si. On s’est aperçu que le tueur nous laissait un mot pour nous avertir de son prochain méfait. On ne s’en est aperçu que le jour-même. Alicja était en infiltration à côté, alors on l’a envoyé le temps que le reste des forces spéciales se préparent. Elle a eu le droit à un face à face avec le criminel. Elle n’a jamais voulu nous dire son identité, mais elle a exigé d’être sur l’enquête. Elle a dégagé tous ceux qui tentaient de l’aider pour être la seule sur cette affaire. Pourquoi ? On n’en sait rien. Personne ne le sait. Tout ce dont je suis au courant, c’est qu’elle aurait put le boucler à plus d’une reprise mais qu’elle ne l’a pas fait… Enfin, si, l’autre jour. Mais… Pour vous dire la vérité… J’ai peur de ce qui pourrait arriver. De toute évidence, elle connait ce fameux O’Callaghan… Et lui il a l’air d’avoir plus d’un tour dans son sac… Mais, au fait… Pourquoi vouliez-vous savoir tout cela sur Zeleski ? Elle a des ennuis ? J’aimerai bien le savoir, tout de même ! »
─ MEXENCE WILBERFOCE, supérieur hiérarchique d’Alicja L. Zeleski (agent fédéral).

Elle ne savait plus ce qu'elle faisait. Il fallait qu'elle s'arrête de marcher, qu'elle inspire un bon coup et qu'elle se calme. Elle devait se calmer, réfléchir à la situation. Mais s'arrêter maintenant était trop risqué. Il y avait trop de monde, trop de témoins. Et Lucas, qui lui tenait toujours la main, en tenue d'hôpital sous son pull, attirerait l'attention. Il fallait qu'elle s'éloigne, qu'elle prenne sa voiture et qu'elle quitte la ville. Elle ne pouvait pas rester ici. Pas après ce qu'elle venait de faire. Elle pourrait toujours faire marche arrière, prétendre à l'infirmière qu'elle voulait juste faire un tour dans le parc avec l'enfant, qu'elle avait pensé que c'était une bonne idée. Un regard en direction du petit garçon lui ôta cette idée de l'esprit. Non. Il était trop tard pour reculer. Elle ne pouvait pas faire ça. Il lui devenait impensable d'abandonner Lucas à son sort misérable. Au Diable les conséquences de son acte. Ses doigts raffermirent leur prise autour de la main de l'enfant et elle ouvrit la portière arrière de sa voiture, aida Lucas à grimper sur le siège. Pas de siège auto. Tant pis, elle irait en faire l'acquisition plus tard avec le chèque au nom de Veronica. Attachant la ceinture du jeune garçon avec des gestes frénétiques, elle claqua la portière, s'installa derrière le volant. Elle devenait barge. Totalement folle. D'une main, elle réajusta le rétroviseur intérieur et ses yeux se posèrent sur le reflet du visage du gamin. Devenir tarée pour un môme. C'était pourtant pas dans son caractère. Elle détestait les gosses, était incapable de s'en occuper. Ça voulait dire qu'elle allait devoir cuisiner ? Et l'école, comment allait-elle faire ? Est-ce qu'il goûtait ? Est-ce qu'il fallait lui acheter des jouets ? Et au niveau des vêtements, ça se passait comment ?
Sa tête rencontra le volant. Le moteur n'avait toujours pas démarré et, derrière son siège, Lucas semblait toujours aussi excité. Est-ce qu'il était seulement capable de comprendre qu'elle était en train de l'enlever ? Qu'elle le kidnappait afin de le protéger de son beau-père violent ? Qu'elle allait s'enfuir et se cacher avec lui ? S'enfuir. Il y eut un déclic. C'était ça, la solution. Comme des années auparavant, elle allait fuir. S'enfuir. Avec Lucas. Il était encore jeune, d'ici deux à trois ans, il aurait changé physiquement. Trop pour que les média puissent le reconnaître. En attendant, elle le maquillerait à chaque fois qu'ils sortiront. Elle lui changerait de nom. Et elle-même pourrait toujours user d'un nom d'emprunt. Elle l'avait toujours fait, elle n'était plus à une carte d'identité près. Peut-être lui faudrait-il changer de visage ? Chirurgie ? Maquillage ? Un mélange des deux pourrait faire l'affaire. Ses doigts attrapèrent ses clé, elle enclencha le contact d'un tour de poignet.
Et Edward ? A s'occuper de Lucas, elle avait oublié ses plans. Il était toujours en prison, elle avait mobilisé du monde pour l'aider à s'échapper. Elle avait eu envie de fuir avec lui ; elle partait finalement sans lui. N'était-ce pas mieux, au fond ? Sûrement. Quitter la ville, s'éloigner d'Edward, c'était une saine décision. Elle voulait s'en convaincre. Mais le visage de son meilleur ami au fil des années lui apparut et elle ne put que fermer les yeux. Il fallait qu'elle l'oublie, qu'elle passe à autre chose. Qu'elle le dégage. De sa vie. Pour toujours.

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MessageSujet: Re: (treat you better)   Mar 11 Avr - 23:27

MDR prend ton temps tkt pas, pour le moment on a largement le temps XD

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MessageSujet: Re: (treat you better)   Mer 10 Mai - 21:11

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MessageSujet: Re: (treat you better)   Mer 10 Mai - 21:30

J'adore toujours autant !!!!! Valider ma belle Smile

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MessageSujet: Re: (treat you better)   

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